• Carolina Olivo

Je pars: Venezuela dans mes valises

Le billet de départ dans les mains, plusieurs Vénézuéliens décident de prendre le chemin inconnu avec le cœur rempli d’espoir, de désirs et des illusions de trouver un pays d'opportunités où construire une réalité différente de son pays natal. Ils ont quitté le pays où ils sont nés et grandis, où y restera une partie de leurs vies.


Bien que dans les valises, il y a à peine un tiers de leurs affaires, le poids de tant d’émotions, de tant de sentiments mêlés et de plusieurs rêves à accomplir pourrait être la cause d'une amende pour l’excès de bagages de la part du fonctionnaire de la douane.


Déjà au pays de destination, le Vénézuélien fera face à la nouvelle culture, parfois si différente de la sienne. Plusieurs choses propres de sa culture vont le manquer : la famille, les amis (connus comme "panas"), la plage, l'Avila, la plaine, les « sancochos de rio », les « arepas » farcis du fromage blanc préparé par sa mère, du chocolat Savoy, le « ponche-crema », la « Polarcita » et les hot-dogs de rue, entre beaucoup autres. Il se souviendra jour après jour des histoires vécues, des moments les plus précieux, de ceux que resteront à vie dans l’esprit et dans le cœur avec toutes les détails. De temps en temps, il y aura des larmes en écoutant la chanson « Venezuela » ou en regardant à la télévision les nouvelles de son pays.


Certains vivront la xénophobie, l'homophobie ou l'intolérance, mais tous les immigrants vivront, à un moment ou à un autre, la nostalgie, la solitude, la tristesse, l'inquiétude liée aux difficultés professionnelles, économiques ou de santé ainsi que la peur de ne pas être à l’auteur de la situation ou la peur de la perte d'identité. Bref, l’un ou l’autre affecte négativement ton bien-être.

Si tu es un immigrant qui traverse une situation pareil, ne te décourage pas, car cela sera exactement ce qui lui te poussera à avancer et devenir un vrai guerrier. Néanmoins difficile, on apprend à gérer la dichotomie dans ton cœur de vouloir et ne pas vouloir y être, quand tu n’es plus là-bas.


Émigrer semble jouer dans la pièce de théâtre de nos propres funérailles, car une part de nous meurt, une autre naît et le deuil s’impose. Un deuil qui exige de se libérer des liens invisibles avec le passé pour créer des liens solides avec le nouveau et l’inconnu. Un deuil qui se répète lors de rencontres ultérieures. La bonne nouvelle: tu peux aussi jouer des rôles agréables et joyeux dans la même pièce théâtrale.


Trouver de l’aide facilite le deuil. Un coach expérimenté peut t’aider à mieux gérer les émotions, facilitant ainsi une intégration rapide et la tranquillité personnelle tant attendue.


Sans aucun doute, le coaching est une excellente option pour les immigrants surtout ce-temps-ci!

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